Mardi 9 septembre dernier, dès 7 heures, une dizaine de bénévoles étaient déjà à pied d’œuvre sur la commune de Brières-les-Scellés. Objectif : charger un container maritime de matériel médical qui rejoindra le port du Havre, avant de prendre la mer, aujourd’hui même, pour le Laos à destination de l’hôpital provincial de Thakhek, ancien hôpital militaire français. Trois heures auront suffi pour remplir, à la sueur mais dans la bonne humeur, cette immense caisse métallique de 204 cartons et de plusieurs machines précieuses telles qu’un cabinet dentaire complet, un respirateur, des stations d’anesthésie, une couveuse, des tables de laboratoire, des fauteuils roulants, mais aussi des cardioscopes.
Ce matériel, devenu obsolète en France reste parfaitement fonctionnel et représente une chance inestimable pour l’hôpital laotien bénéficiaire. « On ne jette pas, on transmet », résume Martine, présidente de l’Amitié Coopération Franco-Laotienne (ACFL), association reconnue d’utilité publique qui organise cette opération humanitaire et qui compte quelques membres parmi l’Etampois Sud Essonne. Ancienne infirmière anesthésiste, Martine, tout comme Maryvonne qui exerçait le même métier, savent insuffler à tous l’esprit de transmission qui les anime : chaque container n’est pas seulement un don de matériel, c’est aussi une promesse de formation pour les soignants locaux.
Car dans quelques semaines, à l’arrivée du container, Martine, Michel, Maryvonne, Guy et d’autres seront là aussi, au Laos, pour accompagner, à leur frais, l’installation du matériel et dispenser des formations, de l’utilisation à la maintenance.
L’ACFL a déjà affrété, depuis Brières-les-Scellés ou d’autres communes d’Île-de-France, 22 containers avant celui-ci, contribuant notamment à la création d’un pôle de néonatologie à l’hôpital de Khammouane, à Thakhek, qui prend en charge aujourd’hui environ 300 bébés par an. Beaucoup de médecins laotiens qui y soignent ont été formés en France et retrouvent, grâce à ces équipements, des outils adaptés à leurs compétences.
Fruit d’une collecte qui aura duré deux ans, cette opération humanitaire a su bénéficier d’opportunités liées aux Jeux Olympiques de Paris : le matériel hospitalier renouvelé à cette occasion et non réinstallé a pu être récupéré par l’association pour lui offrir une seconde vie.
Aussi, derrière l’efficacité logistique et administrative, c’est toute une chaîne humaine qui se cache et que l’agglo a eu à cœur de vous révéler.





