Compensation écologique : un engagement durable pour la biodiversité

En 2017, la Communauté d’Agglomération de l’Étampois Sud-Essonne réalisait, à Etampes, une déviation routière reliant le plateau de Guinette à la zone d’activité économique en contrebas, depuis la route nationale 20. Comme tout projet d’aménagement de cette ampleur, cette opération a eu des conséquences sur certains habitats naturels. Pour les compenser, l’Agglomération s’est engagée à mettre en œuvre des mesures de compensation écologique pendant 30 ans, en plusieurs endroits du territoire, jusqu’en 2047.

La compensation écologique répond à un principe : lorsque les impacts sur l’environnement n’ont pu être totalement évités, des actions sont engagées pour restaurer, améliorer ou recréer des milieux naturels. Un travail de longue haleine, qui suppose d’observer les écosystèmes, d’intervenir lorsque cela est
nécessaire et de mesurer les effets obtenus.

  • À Pierrefitte, l’Agglomération accompagne, en partenariat avec le Département de l’Essonne, le défrichage par traction animale. Ces interventions permettent de restaurer les pelouses calcicoles, un milieu particulièrement favorable à de nombreuses espèces végétales, notamment aux orchidées.
  • À Ormoy-la-Rivière, des travaux de génie écologique sont menés sur une parcelle forestière en bordure de la Juine.

L’objectif : ouvrir davantage le milieu, laisser pénétrer la lumière jusqu’au sol et limiter l’assèchement provoqué par les peupliers qui sont consommateurs d’eau. Ces interventions doivent permettre de préserver les zones humides. Mais compenser, c’est aussi observer pour mieux agir. En 2025, de nouveaux suivis écologiques ont ainsi été réalisés à Châlo-Saint-Mars à travers l’inventaire des espèces présentes : oiseaux, chauves-souris, insectes, reptiles ou encore flore, afin de mesurer, dans le temps, les effets des actions engagées.